Les réalisateurs argentins de la Nouvelle Vague

Pour suivre le tour d’horizon du cinéma argentin entamé dans un article précédent (https://www.patagonie.carnetsdepolycarpe.com/2020/01/11/breve-histoire-du-cinema-argentin/), je propose maintenant de l’illustrer par un catalogue des réalisateurs qui ont fait et font encore la richesse du cinéma argentin contemporain. Cette première partie est consacrée aux réalisateurs contemporains du Nuevo Cine (classés par ordre alphabétique), une seconde partie présentera la génération du Second Nuevo Cine.

La présentation qui suit est loin d’être exhaustive, elle témoigne de la variété et de l’originalité du cinéma d’auteur argentin. Les films évoqués sont pour la plupart postérieurs aux années 1980 et on peut aisément se les procurer en DVD ou VOD.

Maria Luisa Bemberg (1922-1995)

Issue d’une famille patricienne (son grand-père, d’origine allemande, fonda la brasserie Quilmes en 1888), mariée bourgeoisement, Maria Luisa Bemberg fut d’abord scénariste avant de se lancer tardivement dans la réalisation –à l’âge de 58 ans- pour affirmer son indépendance intellectuelle et faire valoir sa parole de femme. Ses films illustrent ce combat féministe dans une société argentine encore très patriarcale. C’est une des fondatrices du festival du film de Mar del Plata.

Camila 1984

Inspiré d’un fait réel qui s’est déroulé sous la dictature de Juan Manuel de Rosas, le film conte l’histoire de Camila O’Gorman, une jeune fille de la haute société argentine, tombée amoureuse d’un prêtre jésuite et qui fut exécutée en 1848 dans le dernier mois de sa grossesse, en même temps que son amant. Camila a été le deuxième film argentin nominé à l’Oscar du meilleur film étranger en 1985 (après La tregua de Sergio Renan, dix ans plus tôt).

Pour en savoir plus

  • John KING, Sheila WHITAKER et Rosa BOSCH (dir.) : An Argentine Passion : Maria Luisa Bemberg and Her Films. Ed. Verso, 2000, 240 p.
  • Bruce WILLEMS : In the Realm of the Feminine : Maria Luisa Bemnerg’s « Camila » at the Edge of the Gaze. In Chasqui, revista de literatura latinoamericana, vol. 25, n°1, 1996, p. 62-71.

Mario David (1930-2001)

Né à Gonzales Chavez (dans la province de Buenos Aires), Mario David a travaillé pour la radio et a été critique de cinéma puis producteur de courts-métrages avant de se lancer lui-même dans la réalisation. Son premier long-métrage, El ayudante, date de 1970. Il a réalisé ensuite une douzaine de films, de genres assez éclectiques, avec une parenthèse d’une dizaine d’années avant son dernier film, La revelacion, en 1996. La maladie l’emporte avant qu’il réalise son projet de film sur le voyage d’Oliver Hardy en Argentine en 1913. Sa fille Gabriela est également réalisatrice.

La revelacion 1996

C’est l’histoire d’un jeune homme qui se pense immortel, prétexte à une réflexion sur le sens de la vie et sur le concept de bonheur. Le scénario est adapté par Mario David d’une nouvelle d’Oscar Yedaide, El secreto de Americo Zevario.  La directrice de la photo est Maria Inés Teyssié.

Juan Carlos Desanzo (né en 1938)

Juan Carlos Desanzo a été directeur de la photographie sur de nombreux films entre les années 60 et les années 90, en particulier sur des films de Fernando Solanas (L’heure des brasiers, Les enfants de Fierro). Il est passé plus tardivement à la réalisation. Il a tourné entre autres, des biographies de Che Guevara (Hasta la victoria siempre, 1997) et d’Eva Peron (Eva Peron 1996), ainsi qu’un biopic romancé sur Borges (El amor y el espanto 2000).

Alejandro Doria (1936-2009)

Alejandro Doria a commencé sa carrière artistique dans les années 1950 en tant qu’acteur de théâtre ; il travailla ensuite pour la télévision à partir des années 1960 avant de se lancer dans la réalisation de longs-métrages au cinéma dans les années 1970.

Las manos 2006

C’est l’ultime film de ce réalisateur, qui avait obtenu le Condor du meilleur film argentin en 1984 avec Darse Cuenta. C’est un biopic sur le père Jose Mario Pantaleo, dit Padre Mario. Las Manos a été récompensé du Goya du meilleur film étranger en langue espagnole en 2007.

Leonardo Favio (1938-2012)

De son vrai nom Fuad Jorge Jury, Leonardo Favio fut à la fois chanteur à succès, acteur de cinéma, scénariste et réalisateur. Son premier film, Cronica de un niño solo, sorti en 1964, a été salué par la critique. Son film El dependiente a reçu la Catalina de oro du meilleur film au festival de Carthagène en 1969.

Gatica, el mono 1993

Co-écrit avec son frère Jorge Zuhair Jury, le film est un biopic sur la vie chaotique du boxeur argentin Jose Maria Gatica, de son enfance à sa mort accidentelle en 1963 ; il a  obtenu le Condor d’argent du meilleur film et le Goya du meilleur film étranger en langue espagnole en 1994. La fille du boxeur, Maria Eva Gatica, joue le rôle de la mère.

Eduardo Mignona (1940-2006)

Après ses études, Mignogna parcourut l’Europe pendant deux ans, fréquentant les milieux artistiques et menant une existence bohême à Madrid puis à Rome. De retour en Argentine en 1966, il travailla dans la publicité et commença une carrière d’écrivain. La dictature le contraignit à l’exil de 1975 à 1981. En 1983 il réalisa son premier film, un docu-fiction sur Eva Peron.

La fuga 2001

La fuga est un film policier tiré d’un roman écrit en 1999 par Mignogna lui-même à partir d’un faits divers réel : l’évasion de plusieurs détenus du pénitencier de Buenos Aires en 1928. On suit leurs destins parallèles et différents. Le film a été tourné dans la prison d’Ushuaia. Ricardo Darin, qui était un ami de Mignogna, interprète un des rôles principaux. La fugua a obtenu le Goya du meilleur film étranger de langue espagnole en 2002, prix que Mignogna avait déjà obtenu en 1997 pour Sol de otoño (avec Norma Aleandro) et en 1999 pour El faro del sur (avec Ricardo Darin et Norma Aleandro), sorti en 1998.

Hector Olivera (né en 1931)

La Patagonie rebelle (La Patagonia rebelde) 1974

Dans ce film historique, issu du livre de l’historien Osvaldo Bayer : Los vengadores de la Patagonia trágica, Olivera relate la révolte des ouvriers et des paysans du Sud argentin contre le patronat et les grands propriétaires d’estancias, en 1920-1921, ainsi que la répression sanglante qui s’ensuivit.

Marcelo Piñeyro (né en 1953)

Kamchatka 2001

Kamchatka est une relation de l’installation de la dictature argentine à travers les yeux d’un enfant de 10 ans dont la famille doit déployer toute une stratégie de survie. Le titre du film est inspiré d’un jeu de stratégie argentin (TEG ou Tactico y Estratégico de la Guerra,) auquel s’adonnent le garçon et son père.  Celui-ci est interprété par Ricardo Darin, le rôle de la mère étant joué par Cecilia Roth (une des actrices favorites d’Almodovar). Marcelo Piñeyro a obtenu deux fois le Goya du meilleur film étranger en langue espagnole, en 1998 pour Cenizas del paraiso (avec Cecilia Roth), sorti en 1997 et  en 2001 pour « Vies brûlées » (Plata Quemada), sorti en 2000. Kamchatka a reçu la Catalina de oro du meilleur scénario au festival de Carthagène en 2003.

Luis Puenzo (né en 1946)

L’histoire officielle (La historia oficial) 1985

Les derniers jours de la dictature argentine en 1983 et les prémices d’un changement, vus du point de vue d’une famille bourgeoise et conservatrice, au sein de laquelle le doute va s’installer et créer une fracture. Le film, qui marquait le retour derrière la caméra de Luis Puenzo après sept ans de silence,  a d’abord été tourné clandestinement (en partie dans la maison qu’habitaient Puenzo et sa famille) et n’a pu sortir qu’en avril 1985. Il a reçu l’Oscar du meilleur film étranger en 1986, le prix d’interprétation féminine à Cannes en 1985 pour Norma Aleandro et le Golden Globe du meilleur film étranger 1986. Luis Puenzo a fondé la société de production Historias Cinematograficas. Il est le père de Lucia Puenzo (dont nous parlerons dans un prochain article), de Nicolas Puenzo, de Pepe Puenzo et de Sebastian Puenzo, qui travaillent tous dans le cinéma.

Fernando Solanas (né en 1936)

Péroniste de gauche, Fernando Solanas (dit Pino Solanas en Argentine) a constitué avec Octavio Getino et Gerardo Vallejo le Grupo Cine Liberacion à la fin des années 1960, dont le but est la fondation d’un « Troisième cinéma » (distant du cinéma hollywoodien comme de la Nouvelle vague). C’est pour Solanas l’époque d’un cinéma militant, tiers-mondiste et anti-impérialiste, qui prend la forme de documentaires, dont le plus connu est L’Heure des brasiers (La hora de los hornos, 1968) réalisé clandestinement. Après la chute de la junte militaire en 1983, Solanas réalise des œuvres de fiction plus personnelles, sans renoncer pour autant au documentaire politique. En 1991, il est victime d’un attentat par balles. Il siège comme député péroniste de 1993 à 1997, se présente aux élections présidentielles de 2007 et siège comme sénateur depuis 2013. C’est certainement le réalisateur argentin le plus connu et le seul dont la filmographie soit disponible en coffret. Son fils Juan est également réalisateur ; il a sorti en 2019 Que sea ley, un documentaire engagé sur la lutte des femmes argentines pour le droit à l’avortement ; ce long-métrage fait partie de la sélection officielle du festival de Cannes 2019.

Tangos, l’exil de Gardel (El exilio de Gardel : Tangos) 1985

Le film raconte l’élaboration d’un spectacle de tango consacré au chanteur Carlos Gardel et au thème de l’exil, par un groupe d’artistes argentins exilés à Paris pendant la dictature militaire, sous la férule d’un metteur en scène français (interprété par Philippe Léotard), à partir d’un texte expédié par bribes par un auteur resté en Argentine. Leur objectif est de créer un nouveau genre de spectacle, qu’ils baptisent « tanguédie » (hybride de tango, de tragédie et de comédie), en hommage au peuple argentin et à sa musique. Solanas est friand de ces mots-valises et du mélange des genres, puisqu’il qualifia son film  Le Nuage de « grothétique » (grotesque + pathétique). D’autres acteurs français figurent dans la distribution, dont Marie Laforêt, Georges Wilson et Marina Vlady. Le directeur de la photo était Felix Monti, qui a également travaillé, entre autres, avec Hector Olivera, Lucrecia Martel  et Juan Solanas. Une comédie musicale réalisée par un cinéaste argentin est forcément assez éloignée du modèle hollywoodien ; le tempérament latino-américain y ajoute un côté foutraque auquel sied le jeu de Philippe Léotard. Gaspar Noé a été assistant de Solanas sur ce film, qui a reçu plusieurs récompenses, dont le Prix spécial du jury à la Mostra de Venise en 1985 et le César de la meilleure musique en 1986.

Le Sud (Sur) 1988

Découpé en plusieurs chapitres, comme d’autres films du même réalisateur, Le Sud est complémentaire de Tangos dans le sens où il relate la difficile réinsertion d’un prisonnier politique argentin libéré lors du retour à la démocratie. Sur une musique d’Astor Piazzola, on suit le douloureux cheminement du héros, ses désillusions et ses doutes, entre fantasme et réalité. On retrouve sur le Sud une partie de l’équipe de Tangos, l’exil de Gardel : Gaspar Noé en tant qu’assistant réalisateur, Félix Monti à la photographie et Philippe Léotard dans un rôle secondaire. Le film a reçu le prix de la mise en scène au festival de Cannes en 1988.

Le voyage (El viaje) 1992

Un adolescent vit avec sa mère et son beau-père à Ushuaia, en Patagonie, dans une petite ville isolée, en pleine décrépitude. En révolte contre l’autorité de son beau-père et de son école, il décide de fuguer et part en vélo à la recherche de son père, auteur de bande dessinée vivant en Amazonie. Commence alors un périple à travers tout le continent sud-américain, ponctué de péripéties surréalistes et de rencontres avec des personnages saugrenus. La formule du road-movie fournit au réalisateur le prétexte pour donner libre cours à son goût du baroque et du picaresque, tout en se livrant à une critique féroce du libéralisme économique. Le film est bourré de symboles certes un peu appuyés : le héros se nomme Martin Nunca (Jamais) et le président de la République (portrait caricaturé du président Carlos Menem) s’appelle Rana (la Grenouille) et déambule avec des palmes de plongée aux pieds…

Juan Solanas a dirigé la photographie du film de son père.

Le grain et l’ivraie (Viaje a los pueblos fumigados) 2018

Le dernier long-métrage de Solanas est un documentaire dénonçant le modèle économique agricole argentin, destructeur pour l’environnement et tout aussi nuisible socialement.

Pour en savoir plus :

Carlos Sorin (né en 1944)

Natif de Buenos Aires, Carlos Sorin se situe aussi au premier rang des réalisateurs argentins. Il a exercé comme scénariste, directeur de la photographie et producteur. Il a consacré une partie de sa carrière au film publicitaire. Son goût pour le documentaire transparait dans la plupart de ses films, qui mettent en scène des personnages ordinaires, souvent joués par des acteurs non professionnels.

Le film du roi (La pelicula del rey) 1986

Cette mise en abyme cinématographique raconte le tournage d’une biographie d’Antoine de Tounens (l’éphémère roi français de Patagonie) par un jeune réalisateur  confronté à des difficultés techniques et financières. Le film a reçu le Lion d’argent du premier film à la Mostra  de Venise en 1986 et le Goya du meilleur film étranger en langue espagnole la même année.

 Historias minimas 2001

La Patagonie, une fois encore, et plus particulièrement la région de San Julian (province de Santa Cruz), sert de décor à ce road-movie qui raconte l’itinéraire croisé de trois personnages : un vieil homme parti à la recherche de son chien, un commerçant transportant un gâteau d’anniversaire pour séduire une veuve et une jeune femme se rendant à un jeu télévisé. Comme dans tout bon road-movie, le parcours est émaillé de rencontres. Carlos Sorin a pris de parti de faire jouer des acteurs non professionnels pour la plupart. Le chef opérateur est Hugo Colace, qui travaillera ensuite sur deux autres films du même réalisateur (Bombon le chien et Le chemin de San Diego) et sur Les enfants sont partis et Dos hermanos de Daniel Burman. Le film a été récompensé en 2004 du Goya du meilleur film étranger en langue espagnole.

El camino de San Diego 2006

Ignacio « Tati » Benitez (qui joue son propre rôle) vit avec sa femme et ses trois jeunes enfants à Pozo Azul, un village perdu de la province de Misiones, au milieu de la forêt tropicale, où il est bûcheron. Mais sa vraie passion, c’est Maradona pour qui il voue un véritable culte, au point de l’afficher sur sa peau. Lorsque la scierie licencie, il se fait embaucher par un sculpteur sur bois, pour qui il choisit dans la forêt des racines aux formes propices. Lors de ses prospections, il découvre une souche d’arbre lui évoquant l’image de son idole ; il la ramène chez lui et projette de l’offrir au musée de La Boca mais, peu de temps après, Diego Maradona est hospitalisé pour un malaise cardiaque, plongeant le pays entier dans l’émotion. Tati décide alors, après avoir pris conseil de la devineresse du village, d’entreprendre le voyage jusqu’à Buenos Aires pour offrir la statue à Maradona. Le film débute comme une docu-fiction, accompagnée d’un commentaire en voix off et intégrant les témoignages des voisins et amis de Tati, joués par des habitants de la région. Il se poursuit sous la forme d’un road-movie qui passe par Obera, San Javier, Paso de Los Libres, Mercedes, General Rodrigue, itinéraire jalonné de rencontres avec des personnages ordinaires, simples et attachants, incarnant les valeurs du peuple argentin : la générosité, la simplicité et la ferveur pour ses héros, réunis dans un Panthéon hétéroclite comprenant Che Guevara, Gauchito Gil et Diego Maradona.

Photogramme de El camino de San Diego

Jours de pêche en Patagonie (Dias de pesca) 2012

L’intrigue, simple, est bâtie autour du voyage en Patagonie d’un quinquagénaire en congés, Marco Tucci, venu de Buenos Aires à Puerto Deseado, dans la province de Santa Cruz, pour une pêche au requin. En réalité ce représentant en roulements à billes, divorcé et désintoxiqué de l’alcool, souhaite surtout renouer les liens avec sa fille mais celle-ci a déménagé et s’est installée à Jaramillo, à une centaine de kilomètres de là. L’acteur principal, Alejandro Awada (un faux-air de Vincent Lindon) a  joué dans El Aura de Belinsky aux côtés de Ricardo Darin ; c’est accessoirement le beau-frère de l’ancien président argentin Mauricio Macri. Comme dans Historias minima et El camino de San Diego, le périple ouvre à des rencontres de hasard, empreintes d’un grand humanisme (un entraîneur de boxe et sa protégée, de jeunes routards colombiens). La musique du film est l’œuvre du fils de Carlos Sorin, Nicolas.

Joel, une enfance en Patagonie (Joel) 2019

Cecilia Mielen, professeure de piano  et Diego Bastiani, ingénieur forestier, forment un couple uni mais en mal d’enfant. Ils emménagent à Tolhuin, un petit village de Terre de Feu près du Lac Fagnano. Ils se voient très vite proposer par les services sociaux d’Ushuaia la garde préadoptive, pour une période d’essai de six mois, d’un petit garçon originaire de la province de Buenos Aires prénommé Joel. Mais celui-ci, âgé de 9 ans, se révèle comme un enfant difficile, peu communicatif et traînant un lourd passé. Dans l’école primaire où il a été inscrit, il ne va pas tarder à créer des difficultés, mettant le corps enseignant dans l’embarras. Cecilia et Diégo auront le choix entre affronter les autres parents d’élèves ou se soumettre aux décisions de leur petite communauté. Le rôle du mari est tenu par Diego Gentile, l’interprète du mari dans un des sketches des Nouveaux sauvages de Szafron ; le rôle de la mère échoit à Victoria Almeida, qui avait joué la fille de Marco dans Jours de pêche en Patagonie, tandis que le rôle de Joel est interprété avec justesse par Joel Noguera. La réalisatrice Ana Katz interprète le rôle d’une amie de Cecilia. Sorin filme cette histoire comme un documentaire, avec ses longueurs et ses ellipses, préférant laisser au spectateur le soin de découvrir les tensions et les dilemmes qui agitent le couple. A noter qu’une fois encore le titre français est complètement inadéquat.

Eliseo Subiela (1944-2016)

Après une enfance difficile, Subiela servit deux ans dans la marine nationale. Il s’engagea rapidement en politique et rejoignit la Jeunesse Péroniste et les rangs des Montoneros. Après des débuts dans la publicité, il se tourna définitivement en 1980 vers le cinéma qu’il avait abordé dès 1963 avec un premier court-métrage. Il fonda en 1994 et dirigea ensuite l’Ecole Subiela (Esciela Profesional de Cine y Artes Audiovisuales de Eliseo Subiela, ES en abrégé), située à Buenos Aires. Subiela a été nommé Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres  en 1990.

Homme regardant au Sud-Est (Hombre mirando al Sudeste) 1986

Le film expose les rapports entre un médecin psychiatre et un patient interné, nommé Rantés, qui prétend être un hologramme extraterrestre et qui suscite des disciples parmi les pensionnaires de l’asile. Ce film a reçu plusieurs Condors d’argent, dont celui du meilleur film.

La suite ici : https://www.patagonie.carnetsdepolycarpe.com/2020/01/26/le-second-nuevo-cine-argentin/

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